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	<title>Projectibles</title>
	<link>https://www.projectibles.net/</link>
	<description>Projectibles est un site anim&#233; par des enseignants de coll&#232;ges et d'&#233;coles primaires qui ont en commun de pratiquer la p&#233;dagogie du projet. Il met en ligne les diff&#233;rentes productions des &#233;l&#232;ves et sert d'outil collectif pour leur &#233;laboration.</description>
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		<title>Projectibles</title>
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		<title>Les int&#233;rieurs th&#233;&#226;tre</title>
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		<dc:subject>Th&#233;&#226;tre</dc:subject>

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&lt;p&gt;Toutes les sc&#232;nes d'int&#233;rieur, &#224; part la mort d'Alphonse, seront film&#233;es &#224; La Fabrica lors des r&#233;p&#233;titions th&#233;&#226;trales.
&lt;br class='autobr' /&gt; Lien vers le texte de la pi&#232;ce &#034;El secret de la Venus d'Illa&#034;&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.projectibles.net/spip.php?rubrique256" rel="directory"&gt;Les s&#233;quences et les lieux&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.projectibles.net/spip.php?mot10" rel="tag"&gt;Th&#233;&#226;tre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.projectibles.net/local/cache-vignettes/L136xH91/arton1277-6c846.jpg?1694643858' class='spip_logo spip_logo_right' width='136' height='91' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Toutes les sc&#232;nes d'int&#233;rieur, &#224; part &lt;a href='https://www.projectibles.net/spip.php?article1278' class=&#034;spip_in&#034;&gt;la mort d'Alphonse&lt;/a&gt;, seront film&#233;es &#224; La Fabrica lors des r&#233;p&#233;titions th&#233;&#226;trales.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a href='https://www.projectibles.net/spip.php?article1204' class=&#034;spip_in&#034; hreflang=&#034;ca&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Lien vers le texte de la pi&#232;ce &#034;El secret de la Venus d'Illa&#034;&lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.lafabrica66.com/" class="spip_out"&gt;Le site du th&#233;&#226;tre &#034;La Fabrica&#034; &#224; Ille sur T&#234;t&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La mort d'Alphonse</title>
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		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Litt&#233;rature</dc:subject>

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&lt;p&gt;La mort d'Alphonse a lieu dans la chambre des jeunes mari&#233;s, dans la maison de Monsieur de Peyrehorade. &lt;br class='autobr' /&gt;
Seule la jeune mari&#233;e y assistera, mais son t&#233;moignage ne sera pas pris en compte puisqu'elle &#034;est devenue folle&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Reste ce qu'a entendu, puis compris le narrateur au travers de son enqu&#234;te sur le meurtre. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Durant mon monologue, que j'abr&#232;ge beaucoup, j'avais entendu force all&#233;es et venues dans la maison, les portes s'ouvrir et se fermer, des voitures partir ; puis il me semblait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.projectibles.net/spip.php?mot16" rel="tag"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.projectibles.net/local/cache-vignettes/L69xH85/arton1278-157d4.jpg?1694643964' class='spip_logo spip_logo_right' width='69' height='85' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La mort d'Alphonse a lieu dans la chambre des jeunes mari&#233;s, dans la &lt;a href='https://www.projectibles.net/spip.php?article1273' class=&#034;spip_in&#034;&gt;maison de Monsieur de Peyrehorade&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seule la jeune mari&#233;e y assistera, mais son t&#233;moignage ne sera pas pris en compte puisqu'elle &#034;est devenue folle&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste ce qu'a entendu, puis compris le narrateur au travers de son enqu&#234;te sur le meurtre.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#034;Durant mon monologue, que j'abr&#232;ge beaucoup, j'avais entendu force all&#233;es et venues dans la maison, les portes s'ouvrir et se fermer, des voitures partir ; puis il me semblait avoir entendu sur l'escalier les pas l&#233;gers de plusieurs femmes se dirigeant vers l'extr&#233;mit&#233; du corridor oppos&#233; &#224; ma chambre. C'&#233;tait probablement le cort&#232;ge de la mari&#233;e qu'on menait au lit. Ensuite on avait redescendu l'escalier. La porte de Mme de Peyrehorade s'&#233;tait ferm&#233;e. Que cette pauvre fille, me dis-je, doit &#234;tre troubl&#233;e et mal &#224; son aise ! Je me tournais dans mon lit de mauvaise humeur. Un gar&#231;on joue un sot r&#244;le dans une maison o&#249; s'accomplit un mariage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le silence r&#233;gnait depuis quelque temps lorsqu'il fut troubl&#233; par des pas lourds qui montaient l'escalier. Les marches de bois craqu&#232;rent fortement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Quel butor ! m'&#233;criai-je. Je parie qu'il va tomber dans l'escalier.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout redevint tranquille. Je pris un livre pour changer le cours de mes id&#233;es. C'&#233;tait une statistique du d&#233;partement, orn&#233;e d'un m&#233;moire de M. de Peyrehorade sur les monuments druidiques de l'arrondissement de Prades. Je m'assoupis &#224; la troisi&#232;me page.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je dormis mal et me r&#233;veillai plusieurs fois. Il pouvait &#234;tre cinq heures du matin, et j'&#233;tais &#233;veill&#233; depuis plus de vingt minutes lorsque le coq chanta. Le jour allait se lever. Alors j'entendis distinctement les m&#234;mes pas lourds, le m&#234;me craquement de l'escalier que j'avais entendus avant de m'endormir. Cela me parut singulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'essayai, en b&#226;illant, de deviner pourquoi M. Alphonse se levait si matin. Je n'imaginais rien de vraisemblable. J'allais refermer les yeux lorsque mon attention fut de nouveau excit&#233;e par des tr&#233;pignements &#233;tranges auxquels se m&#234;l&#232;rent bient&#244;t le tintement des sonnettes et le bruit de portes qui s'ouvraient avec fracas, puis je distinguai des cris confus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon ivrogne aura mis le feu quelque part ! pensais-je en sautant &#224; bas de mon lit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je m'habillai rapidement et j'entrai dans le corridor. De l'extr&#233;mit&#233; oppos&#233;e partaient des cris et des lamentations, et une voix d&#233;chirante dominait toutes les autres : &#034;Mon fils ! mon fils !&#034; Il &#233;tait &#233;vident qu'un malheur &#233;tait arriv&#233; &#224; M. Alphonse. Je courus &#224; la chambre nuptiale : elle &#233;tait pleine de monde. Le premier spectacle qui frappa ma vue fut le jeune homme &#224; demi-v&#234;tu, &#233;tendu en travers sur le lit dont le bois &#233;tait bris&#233;. Il &#233;tait livide, sans mouvement. Sa m&#232;re pleurait et criait &#224; c&#244;t&#233; de lui. M. de Peyrehorade s'agitait, lui frottait les tempes avec de l'eau de Cologne, ou lui mettait des sels sous le nez. H&#233;las ! depuis longtemps son fils &#233;tait mort. Sur un canap&#233;, &#224; l'autre bout de la chambre, &#233;tait la mari&#233;e, en proie &#224; d'horribles convulsions. Elle poussait des cris inarticul&#233;s, et deux robustes servantes avaient toutes les peines du monde &#224; la contenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Mon Dieu ! m'&#233;criai-je, qu'est-il donc arriv&#233; ?&#034; Je m'approchai du lit et soulevai le corps du malheureux jeune homme ; il &#233;tait d&#233;j&#224; roide et froid. Ses dents serr&#233;es et sa figure noircie exprimaient les plus affreuses angoisses. Il paraissait assez que sa mort avait &#233;t&#233; violente et son agonie terrible. Nulle trace de sang cependant sur ses habits. J'&#233;cartai sa chemise et vis sur sa poitrine une empreinte livide qui se prolongeait sur les c&#244;tes et le dos. On e&#251;t dit qu'il avait &#233;t&#233; &#233;treint dans un cercle de fer. Mon pied posa sur quelque chose de dur qui se trouvait sur le tapis ; je me baissai et vis la bague de diamants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'entra&#238;nai M. de Peyrehorade et sa femme dans leur chambre ; puis j'y fis porter la mari&#233;e. &#034;Vous avez encore une fille, leur dis-je, vous lui devez vos soins.&#034; Alors je les laissai seuls.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Avez-vous appris quelque chose de Mme Alphonse ?&#034; demandai-je au procureur du roi, lorsque ma d&#233;position fut &#233;crite et sign&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Cette malheureuse jeune personne est devenue folle, me dit-il en souriant tristement. Folle ! tout &#224; fait folle. Voici ce qu'elle conte :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Elle &#233;tait couch&#233;e, dit-elle, depuis quelques minutes, les rideaux tir&#233;s, lorsque la porte de sa chambre s'ouvrit, et quelqu'un entra. Alors Mme Alphonse &#233;tait dans la ruelle du lit, la figure tourn&#233;e vers la muraille. Elle ne fit pas un mouvement, persuad&#233;e que c'&#233;tait son mari. Au bout d'un instant le lit cria comme s'il &#233;tait charg&#233; d'un poids &#233;norme. Elle eut grand'peur, mais n'osa pas tourner la t&#234;te. Cinq minutes, dix minutes peut-&#234;tre... elle ne peut se rendre compte du temps, se pass&#232;rent de la sorte. Puis elle fit un mouvement involontaire, ou bien la personne qui &#233;tait dans le lit en fit un, et elle sentit le contact de quelque chose de froid comme la glace, ce sont ses expressions. Elle s'enfon&#231;a dans la ruelle tremblant de tous ses membres. Peu apr&#232;s, la porte s'ouvrit une seconde fois, et quelqu'un entra, qui dit : Bonsoir, ma petite femme. Bient&#244;t apr&#232;s on tira les rideaux. Elle entendit un cri &#233;touff&#233;. La personne qui &#233;tait dans le lit, &#224; c&#244;t&#233; d'elle, se leva sur son s&#233;ant et parut &#233;tendre les bras en avant. Elle tourna la t&#234;te alors... et vit, dit-elle, son mari &#224; genoux aupr&#232;s du lit, la t&#234;te &#224; la hauteur de l'oreiller, entre les bras d'une esp&#232;ce de g&#233;ant verd&#226;tre qui l'&#233;treignait avec force. Elle dit, et m'a r&#233;p&#233;t&#233; vingt fois, pauvre femme !... elle dit qu'elle a reconnu... devinez-vous ? La V&#233;nus de bronze, la statue de M. de Peyrehorade... Depuis qu'elle est dans le pays, tout le monde en r&#234;ve. Mais je reprends le r&#233;cit de la malheureuse folle. A ce spectacle, elle perdit connaissance, et probablement depuis quelques instants elle avait perdu la raison. Elle ne peut en aucune fa&#231;on dire combien de temps elle demeura &#233;vanouie. Revenue &#224; elle, elle revit le fant&#244;me, ou la statue, comme elle dit toujours, immobile, les jambes et le bas du corps dans le lit, le buste et les bras &#233;tendus en avant, et entre ses bras son mari, sans mouvement. Un coq chanta. Alors la statue sortit du lit, laissa tomber le cadavre et sortit. Mme Alphonse se pendit &#224; la sonnette, et vous savez le reste.&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La V&#233;nus dans le jardin de Monsieur de Peyrehorade</title>
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		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Litt&#233;rature</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s sa d&#233;couverte, la V&#233;nus a &#233;t&#233; dress&#233;e dans le jardin de Monsieur de Peyrehorade. La jardin, selon la tradition locale, existe vraiment lui aussi, c'est celui de la maison du comte. &lt;br class='autobr' /&gt;
Actuellement, c'est un petit parc dans lequel se tiennent des &#233;v&#233;nements culturels. &lt;br class='autobr' /&gt; Les r&#233;f&#233;rences dans le texte &lt;br class='autobr' /&gt;
Premi&#232;re soir&#233;e &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Les fen&#234;tres &#233;taient ferm&#233;es. Avant de me d&#233;shabiller, j'en ouvris une pour respirer l'air frais de la nuit, d&#233;licieux apr&#232;s un long souper. En face &#233;tait le Canigou, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.projectibles.net/spip.php?mot16" rel="tag"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.projectibles.net/local/cache-vignettes/L110xH83/arton1275-4163a.jpg?1694643838' class='spip_logo spip_logo_right' width='110' height='83' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Apr&#232;s sa d&#233;couverte, la V&#233;nus a &#233;t&#233; dress&#233;e dans le jardin de Monsieur de Peyrehorade. La jardin, selon la tradition locale, existe vraiment lui aussi, c'est celui de la maison du comte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, c'est un petit parc dans lequel se tiennent des &#233;v&#233;nements culturels.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les r&#233;f&#233;rences dans le texte&lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Premi&#232;re soir&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#034;Les fen&#234;tres &#233;taient ferm&#233;es. Avant de me d&#233;shabiller, j'en ouvris une pour respirer l'air frais de la nuit, d&#233;licieux apr&#232;s un long souper. En face &#233;tait le Canigou, d'un aspect admirable en tout temps, mais qui me parut ce soir-l&#224; la plus belle montagne du monde, &#233;clair&#233; qu'il &#233;tait par une lune resplendissante. Je demeurai quelques minutes &#224; contempler sa silhouette merveilleuse, et j'allais fermer ma fen&#234;tre, lorsque, baissant les yeux, j'aper&#231;us la statue sur un pi&#233;destal &#224; une vingtaine de toises de la maison. Elle &#233;tait plac&#233;e &#224; l'angle d'une haie vive qui s&#233;parait un petit jardin d'un vaste carr&#233; parfaitement uni, qui, je l'appris plus tard, &#233;tait le jeu de paume de la ville. Ce terrain, propri&#233;t&#233; de M. de Peyrehorade, avait &#233;t&#233; c&#233;d&#233; par lui &#224; la commune, sur les pressantes sollicitations de son fils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la distance o&#249; j'&#233;tais, il m'&#233;tait difficile de distinguer l'attitude de la statue ; je ne pouvais juger que de sa hauteur, qui me parut de six pieds environ. En ce moment, deux polissons de la ville passaient sur le jeu de paume, assez pr&#232;s de la haie, sifflant le joli air du Roussillon : Montagnes r&#233;galades. Ils s'arr&#234;t&#232;rent pour regarder la statue ; un d'eux l'apostropha m&#234;me &#224; haute voix. Il parlait catalan ; mais j'&#233;tais dans le Roussillon depuis assez longtemps pour pouvoir comprendre &#224; peu pr&#232;s ce qu'il disait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Te voil&#224; donc, coquine ! (Le terme catalan &#233;tait plus &#233;nergique.) Te voil&#224; ! disait-il. C'est donc toi qui as cass&#233; la jambe &#224; Jean Coll ! Si tu &#233;tais &#224; moi, je te casserais le cou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Bah ! avec quoi ? dit l'autre. Elle est de cuivre, et si dure qu'Etienne a cass&#233; sa lime dessus, essayant de l'entamer. C'est du cuivre du temps des pa&#239;ens ; c'est plus dur que je ne sais quoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Si j'avais mon ciseau &#224; froid (il para&#238;t que c'&#233;tait un apprenti serrurier), je lui ferais bient&#244;t sauter ses grands yeux blancs, comme je tirerais une amande de sa coquine. Il y a pour plus de cent sous d'argent.&#034; Ils firent quelques pas en s'&#233;loignant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Il faut que je souhaite le bonsoir &#224; l'idole&#034;, dit le plus grand des apprentis, s'arr&#234;tant tout &#224; coup. Il se baissa, et probablement ramassa une pierre. Je le vis d&#233;ployer le bras, lancer quelque chose, et aussit&#244;t un coup sonore retentit sur le bronze. Au m&#234;me instant l'apprenti porta la main &#224; sa t&#234;te en poussant un cri de douleur. &#034;Elle me l'a rejet&#233;e !&#034; s'&#233;cria-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et mes deux polissons prirent la fuite &#224; toutes jambes. Il &#233;tait &#233;vident que la pierre avait rebondi sur le m&#233;tal, et avait puni ce dr&#244;le de l'outrage qu'il faisait &#224; la d&#233;esse. Je fermai la fen&#234;tre en riant de bon c&#339;ur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Encore un Vandale puni par V&#233;nus ! Puissent tous les destructeurs de nos vieux monuments avoir ainsi la t&#234;te cass&#233;e !&#034; Sur ce souhait charitable, je m'endormis. Il &#233;tait grand jour quand je me r&#233;veillai. Aupr&#232;s de mon lit &#233;taient d'un c&#244;t&#233;, M. de Peyrehorade, en robe de chambre ; de l'autre, un domestique envoy&#233; par sa femme, une tasse de chocolat &#224; la main.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le lendemain matin&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#034;Je descendis dans le jardin, et me trouvai devant une admirable statue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait bien une V&#233;nus, et d'une merveilleuse beaut&#233;. Elle avait le haut du corps nu, comme les Anciens repr&#233;sentaient d'ordinaire les grandes divinit&#233;s ; la main droite, lev&#233;e &#224; la hauteur du sein, &#233;tait tourn&#233;e, la paume en dedans, le pouce et les deux premiers doigts &#233;tendus, les deux autres l&#233;g&#232;rement ploy&#233;s. L'autre main, rapproch&#233;e de la hanche, soutenait la draperie qui couvrait la partie inf&#233;rieure du corps. L'attitude de cette statue rappelait celle du Joueur de mourre qu'on d&#233;signe, je ne sais trop pourquoi, sous le nom de Germanicus. Peut-&#234;tre avait-on voulu repr&#233;senter la d&#233;esse jouant au jeu de mourre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, il est impossible de voir quelque chose de plus parfait que le corps de cette V&#233;nus ; rien de plus suave, de plus voluptueux que ses contours ; rien de plus &#233;l&#233;gant et de plus noble que sa draperie. Je m'attendais &#224; quelque ouvrage du Bas-Empire ; je voyais un chef-d'&#339;uvre du meilleur temps de la statuaire. Ce qui me frappait surtout, c'&#233;tait l'exquise v&#233;rit&#233; des formes, en sorte qu'on aurait pu les croire moul&#233;es sur nature, si la nature produisait d'aussi parfaits mod&#232;les.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chevelure, relev&#233;e sur le front, paraissait avoir &#233;t&#233; dor&#233;e autrefois. La t&#234;te, petite comme celle de presque toutes les statues grecques, &#233;tait l&#233;g&#232;rement inclin&#233;e en avant. Quant &#224; la figure, jamais je ne parviendrai &#224; exprimer son caract&#232;re &#233;trange, et dont le type ne se rapprochait de celui d'aucune statue antique dont il me souvienne. Ce n'&#233;tait point cette beaut&#233; calme et s&#233;v&#232;re des sculpteurs grecs, qui, par syst&#232;me, donnaient &#224; tous les traits une majestueuse immobilit&#233;. Ici, au contraire, j'observais avec surprise l'intention marqu&#233;e de l'artiste de rendre la malice arrivant jusqu'&#224; la m&#233;chancet&#233;. Tous les traits &#233;taient contract&#233;s l&#233;g&#232;rement : les yeux un peu obliques, la bouche relev&#233;e des coins, les narines quelque peu gonfl&#233;es. D&#233;dain, ironie, cruaut&#233;, se lisaient sur ce visage d'une incroyable beaut&#233; cependant. En v&#233;rit&#233;, plus on regardait cette admirable statue, et plus on &#233;prouvait le sentiment p&#233;nible qu'une si merveilleuse beaut&#233; p&#251;t s'allier &#224; l'absence de toute sensibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Si le mod&#232;le a jamais exist&#233;, dis-je &#224; M. de Peyrehorade, et le doute que le ciel ait jamais produit une telle femme, que je plains ses amants ! Elle a d&#251; se complaire &#224; les faire mourir de d&#233;sespoir. Il y a dans son expression quelque chose de f&#233;roce, et pourtant je n'ai jamais vu rien de si beau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; C'est V&#233;nus tout enti&#232;re &#224; sa proie attach&#233;e ! s'&#233;cria M. de Peyrehorade, satisfait de mon enthousiasme. Cette expression d'ironie infernale &#233;tait augment&#233;e peut-&#234;tre par le contraste de ses yeux incrust&#233;s d'argent et tr&#232;s brillants avec la patine d'un vert noir&#226;tre que le temps avait donn&#233;e &#224; toute la statue. Ces yeux brillants produisaient une certaine illusion qui rappelait la r&#233;alit&#233;, la vie. Je me souvins de ce que m'avait dit mon guide, qu'elle faisait baisser les yeux &#224; ceux qui la regardaient. Cela &#233;tait presque vrai, et je ne pus me d&#233;fendre d'un mouvement de col&#232;re contre moi-m&#234;me en me sentant un peu mal &#224; mon aise devant cette figure de bronze.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Maintenant que vous avez tout admir&#233; en d&#233;tail, mon cher coll&#232;gue en antiquaillerie, dit mon h&#244;te, ouvrons, s'il vous pla&#238;t, une conf&#233;rence scientifique. Que dites-vous de cette inscription, &#224; laquelle vous n'avez point pris garde encore ?&#034;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Avant le jeu de paume&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s huit heures j'&#233;tais assis devant la V&#233;nus, un crayon &#224; la main, recommen&#231;ant pour la vingti&#232;me fois la t&#234;te de la statue, sans pouvoir parvenir &#224; en saisir l'expression. M. de Peyrehorade allait et venait autour de moi, me donnait des conseils, me r&#233;p&#233;tait ses &#233;tymologies ph&#233;niciennes ; puis disposait des roses du Bengale sur le pi&#233;destal de la statue, et d'un ton tragi-comique lui adressait des voeux pour le couple qui allait vivre sous son toit. Vers neuf heures il rentra pour songer &#224; sa toilette, et en m&#234;me temps parut M. Alphonse, bien serr&#233; dans un habit neuf, en gants blancs, souliers vernis, boutons cisel&#233;s, une rose &#224; la boutonni&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Vous ferez le portrait de ma femme ? me dit-il en se penchant sur mon dessin. Elle est jolie aussi.&#034; En ce moment commen&#231;ait, sur le jeu de paume dont j'ai parl&#233;, une partie qui, sur-le-champ, attira l'attention de M. Alphonse. Et moi, fatigu&#233;, et d&#233;sesp&#233;rant de rendre cette diabolique figure, je quittai bient&#244;t mon dessin pour regarder les joueurs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le lendemain de la mort d'Alphonse&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#034;J'allais dans la maison, cherchant partout des traces d'effraction, et n'en trouvant nulle part. Je descendis dans le jardin pour voir si les assassins avaient pu s'introduire de ce c&#244;t&#233; ; mais je ne trouvai aucun indice certain. La pluie de la veille avait d'ailleurs tellement d&#233;tremp&#233; le sol, qu'il n'aurait pu garder d'empreinte bien nette. J'observai pourtant quelques pas profond&#233;ment imprim&#233;s dans la terre : il y en avait dans deux directions contraires, mais sur une m&#234;me ligne, partant de l'angle de la haie contigu&#235; au jeu de paume et aboutissant &#224; la porte de la maison. Ce pouvaient &#234;tre les pas de M. Alphonse lorsqu'il &#233;tait all&#233; chercher son anneau au doigt de la statue. D'un autre c&#244;t&#233;, la haie, en cet endroit, &#233;tant moins fourr&#233;e qu'ailleurs, ce devait &#234;tre sur ce point que les meurtriers l'auraient franchie. Passant et repassant devant la statue, je m'arr&#234;tai un instant pour la consid&#233;rer. Cette fois, je l'avouerai, je ne pus contempler sans effroi son expression de m&#233;chancet&#233; ironique ; et, la t&#234;te toute pleine des sc&#232;nes horribles dont je venais d'&#234;tre le t&#233;moin, il me sembla voir une divinit&#233; infernale applaudissant au malheur qui frappait cette maison. &#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La d&#233;couverte de la V&#233;nus</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Litt&#233;rature</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il n'y a aucune localisation pr&#233;cise du lieux o&#249; a &#233;t&#233; d&#233;couverte la V&#233;nus. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons choisi de filmer cette sc&#232;ne dans le village abandonn&#233; de Cazenoves. &lt;br class='autobr' /&gt; Les r&#233;f&#233;rences dans le texte &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;L'idole ! quelle idole ?&#034; Ce mot avait excit&#233; ma curiosit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Comment ! on ne vous a pas cont&#233;, &#224; Perpignan, comment M. de Peyrehorade avait trouv&#233; une idole en terre ? Vous voulez dire une statue en terre cuite en argile ? Non pas. Oui, bien en cuivre, et il y en a de quoi faire des gros sous. Elle (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.projectibles.net/spip.php?rubrique256" rel="directory"&gt;Les s&#233;quences et les lieux&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.projectibles.net/local/cache-vignettes/L110xH83/arton1274-3bc55.jpg?1694643838' class='spip_logo spip_logo_right' width='110' height='83' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Il n'y a aucune localisation pr&#233;cise du lieux o&#249; a &#233;t&#233; d&#233;couverte la V&#233;nus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons choisi de filmer cette sc&#232;ne dans le village abandonn&#233; de Cazenoves.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les r&#233;f&#233;rences dans le texte&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#034;L'idole ! quelle idole ?&#034; Ce mot avait excit&#233; ma curiosit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Comment ! on ne vous a pas cont&#233;, &#224; Perpignan, comment M. de Peyrehorade avait trouv&#233; une idole en terre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Vous voulez dire une statue en terre cuite en argile ?
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Non pas. Oui, bien en cuivre, et il y en a de quoi faire des gros sous. Elle vous p&#232;se autant qu'une cloche d'&#233;glise. C'est bien avant dans la terre, au pied d'un olivier, que nous l'avons eue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Vous &#233;tiez donc pr&#233;sent &#224; la d&#233;couverte ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Oui, monsieur. M. de Peyrehorade nous dit, il y a quinze jours, &#224; Jean Coll et &#224; moi, de d&#233;raciner un vieil olivier qui &#233;tait gel&#233; de l'ann&#233;e derni&#232;re, car elle a &#233;t&#233; bien mauvaise, comme vous savez. Voil&#224; donc qu'en travaillant Jean Coll qui y allait de tout coeur, il donne un coup de pioche, et j'entends bimm... comme s'il avait tap&#233; sur une cloche. Qu'est-ce que c'est ? que je dis. Nous piochons toujours, nous piochons, et voil&#224; qu'il para&#238;t une main noire, qui semblait la main d'un mort qui sortait de terre. Moi, la peur me prend. Je m'en vais &#224; Monsieur, et je lui dis : - Des morts, notre maitre, qui sont sous l'olivier ! Faut appeler le cur&#233;. - Quels morts ? qu'il me dit. Il vient, et il n'a pas plut&#244;t vu la main qu'il s'&#233;crie : - Un antique ! un antique ! - Vous auriez cru qu'il avait trouv&#233; un tr&#233;sor. Et le voil&#224;, avec la pioche, avec les mains, qui se d&#233;m&#232;ne et qui faisait quasiment autant d'ouvrage que nous deux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Et enfin que trouv&#226;tes-vous ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une grande femme noire plus qu'&#224; moiti&#233; nue, r&#233;v&#233;rence parler, monsieur, toute en cuivre, et M. de Peyrehorade nous a dit que c'&#233;tait une idole du temps des pa&#239;ens... du temps de Charlemagne, quoi !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Je vois ce que c'est... Quelque bonne Vierge en bronze d'un couvent d&#233;truit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une bonne Vierge ! ah bien oui !... Je l'aurais bien reconnue, si &#231;'avait &#233;t&#233; une bonne Vierge. C'est une idole, vous dis-je ; on le voit bien &#224; son air. Elle vous fixe avec ses grands yeux blancs... On dirait qu'elle vous d&#233;visage. On baisse les yeux, oui, en la regardant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Des yeux blancs ? Sans doute ils sont incrust&#233;s dans le bronze. Ce sera peut-&#234;tre quelque statue romaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Romaine ! c'est cela. M. de Peyrehorade dit que c'est une Romaine. Ah ! je vois bien que vous &#234;tes un savant comme lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Est-elle enti&#232;re, bien conserv&#233;e ?&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Oh ! monsieur, il ne lui manque rien. C'est encore plus beau et mieux fini que le buste de Louis-Philippe, qui est &#224; la mairie, en pl&#226;tre peint. Mais avec tout cela, la figure de cette idole ne me revient pas. Elle a l'air m&#233;chante... et elle l'est aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; M&#233;chante ! Quelle m&#233;chancet&#233; vous a-t-elle faite ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pas &#224; moi pr&#233;cis&#233;ment ; mais vous allez voir. Nous nous &#233;tions mis &#224; quatre pour la dresser debout, et M. de Peyrehorade, qui lui aussi tirait &#224; la corde bien qu'il n'ait gu&#232;re plus de force qu'un poulet, le digne homme ! Avec bien de la peine nous la mettons droite. J'amassais un tuileau pour la caler, quand, patatras ! la voil&#224; qui tombe &#224; la renverse tout d'une masse. Je dis : Gare dessous ! Pas assez vite pourtant, car Jean Coll n'a pas eu le temps de tirer sa jambe...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Et il a &#233;t&#233; bless&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Cass&#233;e net comme un &#233;chalas, sa pauvre jambe ! P&#233;ca&#239;re ! quand j'ai vu cela, moi, j'&#233;tais furieux. Je voulais d&#233;foncer l'idole &#224; coups de pioche, mais M. de Peyrehorade m'a retenu. Il a donn&#233; de l'argent &#224; Jean Coll, qui tout de m&#234;me est encore au lit depuis quinze jours que cela lui est arriv&#233;, et le m&#233;decin dit qu'il ne marchera jamais de cette jambe-l&#224; comme de l'autre. C'est dommage, lui qui &#233;tait notre meilleur coureur et, apr&#232;s monsieur le fils, le plus malin joueur de paume. C'est que M. Alphonse de Peyrehorade en a &#233;t&#233; triste, car c'est Coll qui faisait sa partie. Voil&#224; qui &#233;tait beau &#224; voir comme ils se renvoyaient les balles. Paf ! paf ! jamais elles ne touchaient terre.&#034; Devisant de la sorte, nous entr&#226;mes &#224; Ille, et je me trouvai bient&#244;t en pr&#233;sence de M. de Peyrehorade. C'&#233;tait un petit vieillard vert encore et dispos, poudr&#233;, le nez rouge, l'air jovial et goguenard. Avant d'avoir ouvert la lettre de M. de P., il m'avait install&#233; devant une table bien servie, et m'avait pr&#233;sent&#233; &#224; sa femme et &#224; son fils comme un arch&#233;ologue illustre, qui devait tirer le Roussillon de l'oubli o&#249; le laissait l'indiff&#233;rence des savants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La maison de Monsieur de Peyrehorade</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Litt&#233;rature</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Monsieur de Peyrehorade accueille le narrateur dans sa maison. C'est dans celle-ci que se passera l'essentiel de l'intrigue (le repas du soir des noces d'Alphonse, sa mort,...). &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette maison, selon la tradition locale, existe vraiment, c'est la maison du comte. En fait, M&#233;rim&#233;e semble &#234;tre descendu dans une auberge non &#233;loign&#233;e de l&#224;, &#224; moins que ce ne f&#251;t dans une auberge de Corb&#232;res, petit village voisin. &lt;br class='autobr' /&gt;
Actuellement, cette maison est en assez mauvais &#233;tat. Une partie, au fond de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.projectibles.net/spip.php?mot16" rel="tag"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.projectibles.net/local/cache-vignettes/L90xH120/arton1273-493b5.jpg?1694643971' class='spip_logo spip_logo_right' width='90' height='120' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Monsieur de Peyrehorade accueille le narrateur dans sa maison. C'est dans celle-ci que se passera l'essentiel de l'intrigue (le repas du soir des noces d'Alphonse, sa mort,...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette maison, selon la tradition locale, existe vraiment, c'est la maison du comte. En fait, M&#233;rim&#233;e semble &#234;tre descendu dans une auberge non &#233;loign&#233;e de l&#224;, &#224; moins que ce ne f&#251;t dans une auberge de Corb&#232;res, petit village voisin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, cette maison est en assez mauvais &#233;tat. Une partie, au fond de la cour, est lou&#233;e &#224; des particuliers comme logements, le reste est &#224; la disposition des associations (restaurant du c&#339;ur, tr&#233;teaux de Ille).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous y filmerons l'arriv&#233;e du narrateur &#224; Ille, accueilli par Monsieur de Peyrehorade ainsi que la mort d'Alphonse pendant la nuit de noce.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les r&#233;f&#233;rences &#224; la maison dans le texte&lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Descente du Canigou, arriv&#233;e &#224; Ille&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#034;Vous savez, dis-je au Catalan qui me servait de guide depuis la veille, vous savez sans doute o&#249; demeure M. de Peyrehorade ? Si je le sais ! s'&#233;cria-t-il, je connais sa maison comme la mienne, et s'il ne faisait pas si noir, je vous la montrerais. C'est la plus belle d'Ille.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Devisant de la sorte, nous entr&#226;mes &#224; Ille, et je me trouvai bient&#244;t en pr&#233;sence de M. de Peyrehorade. C'&#233;tait un petit vieillard vert encore et dispos, poudr&#233;, le nez rouge, l'air jovial et goguenard. Avant d'avoir ouvert la lettre de M. de P., il m'avait install&#233; devant une table bien servie, et m'avait pr&#233;sent&#233; &#224; sa femme et &#224; son fils comme un arch&#233;ologue illustre, qui devait tirer le Roussillon de l'oubli o&#249; le laissait l'indiff&#233;rence des savants.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Premier soir&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#034;Je montai enfin &#224; la chambre qui m'&#233;tait destin&#233;e, accompagn&#233; de M. de Peyrehorade. L'escalier, dont les marches sup&#233;rieures &#233;taient en bois, aboutissait au milieu d'un corridor, sur lequel donnaient plusieurs chambres. &#034;A droite, me dit mon h&#244;te, c'est l'appartement que je destine &#224; la future Mme Alphonse. Votre chambre est au bout du corridor oppos&#233;. Vous sentez bien, ajouta-t-il d'un air qu'il voulait rendre fin, vous sentez bien qu'il faut isoler de nouveaux mari&#233;s. Vous &#234;tes &#224; un bout de la maison, eux &#224; l'autre.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous entr&#226;mes dans une chambre bien meubl&#233;e, o&#249; le premier objet sur lequel je portai la vue fut un lit long de sept pieds, large de six, et si haut qu'il fallait un escabeau pour s'y guinder.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Dernier matin, d&#233;couverte de la mort d'Alphonse&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#034;Je m'habillai rapidement et j'entrai dans le corridor. De l'extr&#233;mit&#233; oppos&#233;e partaient des cris et des lamentations, et une voix d&#233;chirante dominait toutes les autres : &#034;Mon fils ! mon fils !&#034; Il &#233;tait &#233;vident qu'un malheur &#233;tait arriv&#233; &#224; M. Alphonse. Je courus &#224; la chambre nuptiale : elle &#233;tait pleine de monde. Le premier spectacle qui frappa ma vue fut le jeune homme &#224; demi-v&#234;tu, &#233;tendu en travers sur le lit dont le bois &#233;tait bris&#233;. Il &#233;tait livide, sans mouvement. Sa m&#232;re pleurait et criait &#224; c&#244;t&#233; de lui. M. de Peyrehorade s'agitait, lui frottait les tempes avec de l'eau de Cologne, ou lui mettait des sels sous le nez. H&#233;las ! depuis longtemps son fils &#233;tait mort. Sur un canap&#233;, &#224; l'autre bout de la chambre, &#233;tait la mari&#233;e, en proie &#224; d'horribles convulsions. Elle poussait des cris inarticul&#233;s, et deux robustes servantes avaient toutes les peines du monde &#224; la contenir.&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La partie de jeu de paume</title>
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		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le jeu de paume (Joc de pilota) &#233;tait un sport tr&#232;s populaire &#224; l'&#233;poque o&#249; M&#233;rim&#233;e a visit&#233; Ille. Cela ressemblait assez &#224; la Pelote basque. Il se jouait dans un endroit contre les remparts (l'endroit s'appelle aujourd'hui Place du jeu de paume...). C'est assez petit et, malheureusement toujours encombr&#233; de voitures qui stationnent. Nous avons donc d&#233;cid&#233; de tourner cette sc&#232;ne dans le jardin du comte. &lt;br class='autobr' /&gt;
En ce moment commen&#231;ait, sur le jeu de paume dont j'ai parl&#233;, une partie qui, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.projectibles.net/spip.php?rubrique256" rel="directory"&gt;Les s&#233;quences et les lieux&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.projectibles.net/spip.php?mot9" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le jeu de paume (Joc de pilota) &#233;tait un sport tr&#232;s populaire &#224; l'&#233;poque o&#249; M&#233;rim&#233;e a visit&#233; Ille. Cela ressemblait assez &#224; la Pelote basque. Il se jouait dans un endroit contre les remparts (l'endroit s'appelle aujourd'hui Place du jeu de paume...). C'est assez petit et, malheureusement toujours encombr&#233; de voitures qui stationnent. Nous avons donc d&#233;cid&#233; de tourner cette sc&#232;ne dans le &lt;a href='https://www.projectibles.net/spip.php?article1275' class=&#034;spip_in&#034;&gt;jardin du comte&lt;/a&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En ce moment commen&#231;ait, sur le jeu de paume dont j'ai parl&#233;, une partie qui, sur-le-champ, attira l'attention de M. Alphonse. Et moi, fatigu&#233;, et d&#233;sesp&#233;rant de rendre cette diabolique figure, je quittai bient&#244;t mon dessin pour regarder les joueurs. Il y avait parmi eux quelques muletiers espagnols arriv&#233;s de la veille. C'&#233;taient des Aragonais et des Navarrois, presque tous d'une adresse merveilleuse. Aussi les Illois, bien qu'encourag&#233;s par la pr&#233;sence et les conseils de M. Alphonse, furent-ils assez promptement battus par ces nouveaux champions. Les spectateurs nationaux &#233;taient constern&#233;s. M. Alphonse regarda &#224; sa montre. Il n'&#233;tait encore que neuf heures et demie. Sa m&#232;re n'&#233;tait pas coiff&#233;e. Il n'h&#233;sita plus : il &#244;ta son habit, demanda une veste, et d&#233;fia les Espagnols. Je le regardais faire en souriant, et un peu surpris. &#034;Il faut soutenir l'honneur du pays&#034;, dit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors je le trouvai vraiment beau. Il &#233;tait passionn&#233;. Sa toilette, qui l'occupait si fort tout &#224; l'heure, n'&#233;tait plus rien pour lui. Quelques minutes avant il e&#251;t craint de tourner la t&#234;te de peur de d&#233;ranger sa cravate. Maintenant il ne pensait plus &#224; ses cheveux fris&#233;s ni &#224; son jabot si bien pliss&#233;. Et sa fianc&#233;e ?... Ma foi, si cela e&#251;t &#233;t&#233; n&#233;cessaire, il aurait, je crois, fait ajourner le mariage. Je le vis chausser &#224; la h&#226;te une paire de sandales, retrousser ses manches, et, d'un air assur&#233;, se mettre &#224; la t&#234;te du parti vaincu, comme C&#233;sar ralliant ses soldats &#224; Dyrrachium. Je sautai la haie, et me pla&#231;ai commod&#233;ment &#224; l'ombre d'un micocoulier, de fa&#231;on &#224; bien voir les deux camps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contre l'attente g&#233;n&#233;rale, M. Alphonse manqua la premi&#232;re balle ; il est vrai qu'elle vint rasant la terre et lanc&#233;e avec une force surprenante par un Aragonais qui paraissait &#234;tre le chef des Espagnols.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait un homme d'une quarantaine d'ann&#233;es, sec et nerveux, haut de six pieds, et sa peau oliv&#226;tre avait une teinte presque aussi fonc&#233;e que le bronze de la V&#233;nus. M. Alphonse jeta sa raquette &#224; terre avec fureur. &#034;C'est cette maudite bague, s'&#233;cria-t-il, qui me serre le doigt, et me fait manquer une balle s&#251;re !&#034; Il &#244;ta, non sans peine, sa bague de diamants : je m'approchais pour la recevoir ; mais il me pr&#233;vint, courut &#224; la V&#233;nus, lui passa la bague au doigt annulaire, et reprit son poste &#224; la t&#234;te des Illois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait p&#226;le, mais calme et r&#233;solu. D&#232;s lors il ne fit plus une seule faute, et les Espagnols furent battus compl&#232;tement. Ce fut un beau spectacle que l'enthousiasme des spectateurs : les uns poussaient mille cris de joie en &#233;tant leurs bonnets en l'air ; d'autres lui serraient les mains, l'appelant l'honneur du pays. S'il e&#251;t repouss&#233; une invasion, je doute qu'il e&#251;t re&#231;u des f&#233;licitations plus vives et plus sinc&#232;res. Le chagrin des vaincus ajoutait encore &#224; l'&#233;clat de sa victoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Nous ferons d'autres parties, mon brave, dit-il &#224; l'Aragonais d'un ton de sup&#233;riorit&#233; ; mais je vous rendrai des points.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aurais d&#233;sir&#233; que M. Alphonse f&#251;t plus modeste, et je fus presque pein&#233; de l'humiliation de son rival. Le g&#233;ant espagnol ressentit profond&#233;ment cette insulte. Je le vis p&#226;lir sous sa peau basan&#233;e. Il regardait d'un air morne sa raquette en serrant les dents ; puis, d'une voix &#233;touff&#233;e, il dit tout bas : Me lo pagaras.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le ch&#226;teau et le parc des Puygarrig</title>
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		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Litt&#233;rature</dc:subject>

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&lt;p&gt;Ce lieu n'a jamais exist&#233;, mais il est probable que M&#233;rim&#233;e s'est inspir&#233; d'endroits vus dans la r&#233;gion lors de son s&#233;jour dans le Roussillon. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le film, c'est le moment de la f&#234;te paysanne et de la d&#233;couverte de la culture locale (chant, musique, danse, habits. &lt;br class='autobr' /&gt; Nous avons choisi de tourner cette sc&#232;ne &#224; Prades &#224; l'h&#244;tel Pams, actuelle Mairie de la ville. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les r&#233;f&#233;rences au ch&#226;teau et au parc des Puygarrig dans le texte &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Nous devions d&#238;ner ce jour-l&#224; &#224; Puygarrig, chez les parents (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.projectibles.net/spip.php?mot16" rel="tag"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.projectibles.net/local/cache-vignettes/L90xH120/arton1272-835ab.jpg?1694643971' class='spip_logo spip_logo_right' width='90' height='120' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Ce lieu n'a jamais exist&#233;, mais il est probable que M&#233;rim&#233;e s'est inspir&#233; d'endroits vus dans la r&#233;gion lors de son s&#233;jour dans le Roussillon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le film, c'est le moment de la f&#234;te paysanne et de la d&#233;couverte de la culture locale (chant, musique, danse, habits.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous avons choisi de tourner cette sc&#232;ne &#224; &lt;a href=&#034;http://www.prades-tourisme.com/new/prades/pams.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Prades &#224; l'h&#244;tel Pams&lt;/a&gt;, actuelle Mairie de la ville.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les r&#233;f&#233;rences au ch&#226;teau et au parc des Puygarrig dans le texte&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#034;Nous devions d&#238;ner ce jour-l&#224; &#224; Puygarrig, chez les parents de la future ; nous mont&#226;mes en cal&#232;che, et nous nous rend&#238;mes au ch&#226;teau &#233;loign&#233; d'Ille d'environ une lieue et demie. ...&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Les arrangement du lendemain furent r&#233;gl&#233;s de la mani&#232;re suivante. Tout le monde devait &#234;tre pr&#234;t et en toilette &#224; dix heures pr&#233;cises. Le chocolat pris, on se rendrait en voiture &#224; Puygarrig. Le mariage civil devait se faire &#224; la mairie du village, et la c&#233;r&#233;monie religieuse dans la chapelle du ch&#226;teau...&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Nous &#233;tions &#224; Puygarrig, et le cort&#232;ge allait se mettre en marche pour la mairie, lorsque M. Alphonse, se frappant le front, me dit tout bas : &#034;Quelle brioche ! J'ai oubli&#233; la bague ! Elle est au doigt de la V&#233;nus, que le diable puisse emporter ! Ne le dites pas &#224; ma m&#232;re au moins. Peut-&#234;tre qu'elle ne s'apercevra de rien...&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Le d&#233;jeuner termin&#233; quand il plut &#224; Dieu, il &#233;tait quatre heures ; les hommes all&#232;rent se promener dans le parc, qui &#233;tait magnifique, ou regard&#232;rent danser sur la pelouse du ch&#226;teau les paysannes de Puygarrig, par&#233;es de leurs habits de f&#234;te.&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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