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Casting complet
Réalisation
– Réalisateur : Christian Carion
Acteurs
Anna Sörensen : Diane Kruger
Nikolaus Sprink : Benno Fürmann
Lieutenant Audebert : Guillaume Canet
Palmer : Gary Lewis
Ponchel : Dany Boon
Horstmayer : Daniel Brühl
Gueusselin : Lucas Belvaux
le général : Bernard Le Coq
Gordon : Alex Ferns
le major : Christopher Fulford
le châtelain : Michel Serrault
la châtelaine : Suzanne Flon
William : Robin Laing
Zimmermann : Joachim Bissmeier
Le Kronprinz : Thomas Schmauser
Jörg : Frank Witter
L’évêque Bishop : Ian Richardson
Jonathan : Steven Robertson
Scénario, production
– Scénariste : Christian Carion
Production Nord Ouest Production, France
Artemis Film, France
TF1 Films Production, France
Senator Film Produktion GmbH, Danemark
The Bureau, Grande-Bretagne
Equipe Technique
– Compositeur Philippe Rombi
– Directeur de la photographie Walther van den Ende
– Chef décorateur Jean-Michel Simonet
– Producteur délégué Christophe Rossignon
– Coproducteur Christopher Borgmann
– Producteur associé Philip Boëffard
Distribution
– Distribution UGC, France
Secrets de tournage
Une coproduction européenne
Ce film, symbole de la fraternisation transfrontalière, est une coproduction européenne à laquelle ont participé plusieurs sociétés de nationalités différentes : Nord-Ouest Productions pour la France, Artemis Productions pour la Belgique, Senator Film Produktion pour l’Allemagne, The Bureau pour la Grande-Bretagne et MediaPro Pictures pour la Roumanie. Cette "européanisation" s’en ressent dans le casting composé d’acteurs tout aussi bien français (Guillaume Canet, Dany Boon), qu’allemands (Benno Fürmann, Daniel Brühl, Diane Kruger) ou anglais (Gary Lewis).
Genèse du projet
Tout est parti d’un livre, Batailles de Flandres et d’Artois 1914-1918 de Yves Buffetaut, que Christian Carion a découvert en 1993. Dans cet ouvrage, le réalisateur est tombé sur un passage intitulé "L’Incroyable Noël de 1914", où l’auteur évoque les fraternisations entre ennemis, l’épisode du ténor allemand applaudi par les soldats français, le match de foot, les échanges de lettres, les sapins, les visites de tranchées mutuelles... Bouleversé par une telle trouvaille, l’apprenti-cinéaste a alors appelé son futur producteur, Christophe Rossignon, pour lui en toucher un mot et lui envoyer un synopsis. Ce dernier a trouvé le sujet magnifique, mais conscient de son ampleur, il lui a confié de d’abord faire ses armes en tournant quelques courts métrages. C’est après le succès du premier long de Christian Carion, "Une hirondelle a fait le printemps", que le producteur l’a encouragé à s’atteler à ce qui allait devenir "Joyeux Noël".
Un gros travail de recherche
En 2002, Christian Carion s’est attaqué à l’écriture du scénario. Son premier travail a été de se documenter sur les fraternisations, de récupérer toutes les informations possibles pour savoir concrètement ce qui s’était passé.
"J’ai exhumé une série de faits divers extraordinaires dans les archives britanniques pour beaucoup, et plus tard françaises et allemandes, explique le réalisateur. Autant dire que l’on n’y entre pas facilement. Ce sont des lieux essentiellement fréquentés par des historiens professionnels. Grâce à Yves Buffetaut, j’ai pu accéder à ces documents. En France, ils sont gardés par l’armée qui, si elle ne peut en empêcher la consultation, n’en fait pas la publicité. Quant aux archives allemandes, je n’ai pas eu de mal à les consulter puisque beaucoup sont gardées en France, c’est la conséquence de la Seconde Guerre mondiale."
Non à l’exécution des chats !
Au cours de ses recherches, Christian Carion avait lu l’histoire d’un chat qui circulait d’une tranchée à l’autre et qui, accusé d’espionnage, a été arrêté par l’armée française, puis fusillé en application du règlement. Le cinéaste avait voulu montrer cela dans son film, il a donc tourné cette séquence très dure d’exécution, malgré le refus de certains figurants d’être du peloton.
Ayant eu beau leur expliquer que cette scène s’était vraiment déroulée pendant la guerre (et qu’ils tireraient à blanc), ils n’ont pas cédé. Finalement, au montage, le cinéaste a décidé de ne pas garder cette mise à mort. "C’était trop, explique-t-il. Les spectateurs auraient décroché, ils n’y auraient jamais cru alors que c’est arrivé !"
Impressions de tournage
Une fois surmontées quelques difficultés de financement, le tournage a pu débuter en août 2004. Christian Carion s’est d’abord chargé de filmer les scènes de guerre, camp par camp, pour que les acteurs ne se voient pas ou alors dans la confrontation. "C’est très bête, mais du coup, à la cantine, c’était chaque tranchée pour soi, explique le réalisateur. Par habitude, pas par méchanceté. Et puis très vite, nous avons attaqué les scènes de fraternisation et là c’est devenu formidable, parce que les discussions commencées entre les prises par ces acteurs allemands, écossais ou français mélangés, se poursuivaient hors du plateau. Il régnait un véritable esprit de famille. Dans les moments les plus difficiles, comme quand le tournage a été repoussé de plusieurs mois après que l’armée française nous a refusé l’autorisation de recréer le no-man’s land sur un de ses terrains, les acteurs ont continué à montrer leur attachement au projet."
Retrouvailles avec le compositeur Philippe Rombi
"Joyeux Noël" marque les retrouvailles de Christian Carion avec Philippe Rombi, le compositeur de la musique d’Une hirondelle a fait le printemps. "J’ai non seulement composé la musique originale de Joyeux Noël, déclare-t-il, mais également un hymne qui a son propre rôle dans le film, puisqu’il unifie les camps ennemis. J’étais donc impliqué dans l’écriture du scénario. Et puis Christian m’a permis de réaliser un rêve de gosse en me faisant travailler avec le London Symphony Orchestra."
Présenté à Cannes 2005
Ce film a été présenté au Festival de Cannes 2005 en sélection officielle, hors-compétition.
Pour les Oscars 2006
C’est en projetant "Joyeux Noël" dans une salle le mercredi 21 septembre 2005 (au Cinéma Le Régency à Saint-Pol-sur-Ternoise dans le Pas-de-Calais) que le distributeur UGC a permis à ce drame historique, attendu sur les écrans le 9 novembre, d’être LE film retenu par la Commission du Centre National de la Cinématographie pour représenter la France dans la course aux Oscars 2006. Pour être éligible, le long métrage devait en effet être sorti entre le 1er octobre 2004 et le 30 septembre 2005 et être majoritairement tourné en langue française
Critiques Presse
Variety - Lisa Nesselson(critique cannoise)
Même les plus cyniques, qui trouveront le sujet un peu trop consensuel ne pourront qu’être impressionnés par ce film qui se situe fièrement hors des modes et trouve une forte resonance dans le monde contemporain. Un exemple salutaire de co-production européenne trilingue (...)
The Hollywood Reporter - Ray Bennett (critique cannoise)
(...) une oeuvre profondément émouvante, qui vous transporte (...) Cet épisode avait été brièvement mais brillamment relaté dans Ah Dieu que la guerre est jolie de Richard Attenborough (1969). Le film de Carion, joliment réalisé et interprété, étoffe cette histoire et la rend ainsi encore plus mémorable.
Studio Magazine - Jean-Pierre Lavoignat
(...) Caron réussit à traiter avec un sens certain du spectaculaire, voire du lyrisme, un sujet fort, longtemps étouffé, et pas si évident (...)
"Studio Magazine" en ligne
Ciné Live - Xavier Leherpeur
L’histoire d’un cessez-le feu improbable advenu au cours de la Première Guerre mondiale, racontée avec toute la fougue et la générosité du cinéma populaire. Au sens noble du terme.
Le Monde - Jean-Luc Douin
Et ce qui fait la grandeur (sur un sujet analogue) de ce chef-d’oeuvre qu’est La Grande Illusion de Jean Renoir, c’est son refus du schématisme, son pessimisme, sa vigilance à ne pas nier les rapports de classe, le racisme, la règle du jeu social. Carion traite au premier degré ce que Renoir teintait d’ironie amère.
MCinéma.com - Hugo de Saint Phalle
(...) l’international casting (...) transmet l’émotion avec la plus grande des sobriétés. On regrette simplement que Christian Carion ne se signale pas plus souvent. Il fait un beau travail de direction d’acteurs ma
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